La mémoire de chaque individu est multiple et changeante suivant les circonstances.
On dit "qu’on a la mémoire qui flanche" ou "qu’on a une mémoire d’éléphant "comme si la mémoire était unitaire.
L’étude des processus de pensée ont permis de différencier plusieurs types de mémoires.
Il existe la mémoire à long terme ou MLT et la mémoire à court terme ou MCT.
La MCT est caractérisée par un stockage bref de l’ordre de 30 secondes environ et de faible capacité (7 éléments mémorisés plus ou moins 2). Elle est utilisée par exemple pour composer sur le champ un numéro de téléphone.
Dans la MLT sont stockées de manière assez efficace toutes nos connaissances et aucune recherche jusqu’à présent n’a pu en déterminer ni la capacité ni la durée de vie.
Même dans la MLT il existe plusieurs mémoires comme la mémoire sémantique qui concerne la connaissance des objets familiers et des situations sociales que l’on doit gérer comme se rendre chez le médecin par exemple. Il existe aussi la mémoire épisodique qui stocke les événements datés, localisés et vécus personnellement dans le passé.
Ainsi, l’homme est capable de gérer une multitude d’informations trés rapidement, continuellement et souvent inconsciemment et sans aucun effort.
La majorité des modéles théoriques explique cela en proposant que nos connaissances soient stockées sous forme de représentations mentales structurées en réseau reliant les concepts entre eux.
Exemple :
Le fait de voir une table va activer en mémoire sémantique le concept correspondant et cette activation va se propager vers les concepts voisins donc ayant un rapport avec l’objet visualisé style: une chaise, une cuisine…Donc de cet ensemble d’activation émerge la signification de ce qui est perçu. Mais cette signification peut varier et c’est ce qui est important puisque cela implique que la mémoire n’est pas juste un entrepôt d’informations stockées de maniére uniforme et statique dans lequel nous puiserions des éléments mais elle est changeante de façon indépendante sachant que ces modifications sont involontaires et que le réseau de nos représentations est tributaire de nouvelles expériences et du vieillissement.
Outre les facteurs inhérents au cerveau, les facultés amnésiques sont aussi soumises à des facteurs externes: un état émotionnel positif (joie) ou négatif (tristesse) aura une influence sur les souvenirs au point que ces derniers peuvent être contraire à la réalité des faits!!
En effet, des expériences ont montré que si le sujet était heureux il se rappelera maints détails et informations alors que s’il est triste, déprimé ses facultés mnésiques s’amenuisent!
On parlera de "faux souvenirs" qui sont soit des distorsions de la réalité soit des événements qui ne sont jamais arrivés!! Une explication à ce phénomène est que notre mémoire semble stocker de manière indifférenciée une information effectivement perçue et les inférences (les déductions, en quelque sorte) parfois erronées que cette information est susceptible de produire.
Les recherches à ce niveau sont intéresaantes car on sait que certaines formulations suggestives de questions posées lors d’un interrogatoire ou une pression sociale (le fait, par exemple, d’avoir affaire à une figure d’autorité comme un juge ou un policier) peuvent entrainer une forte augmentation de faux souvenirs, en particulier chez les enfants d’où l’importance de revoir les témoignages….
Références : Informations tirées du site :"Têtes chercheuses: Psychologie : dossier "flous de mémoire".








posté le 16 mai 2009
à 15:12
Un tel article en page d’accueil !! Si j’étais pas membre je penserai à un site de biologie islamiste XD…
Un bon article en tout cas, je dormirais moins bête ce soir en tout cas.
posté le 16 mai 2009
à 22:49
Ca existe de la biologie islamiste
Dans Capislam on parle de tout