Ibn al-Jawzî ( qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Combien de juifs et de chrétiens ont ressenti au fond d’eux un engouement pour l’islam qu’ils n’ont pas concrétisé à cause des promesses du diable. Il ne cesse en effet, de les en dissuader et de les ramollir en leur suggérant de ne pas se précipiter, et de bien considérer la question que de prendre une décision aussi grave. Il leur fait retarder ainsi leur résolution, jusqu’à les faire surprendre par la mort, incrédule. Dans ce dessein, l’individu se complaît dans les plaisirs, maintenus par l’espoir du repentir, convaincu de la part de satan que tôt ou tard, il reviendra à Dieu, comme le dit le poète :
Ne hâte point le péché de tes plaisirs
En espérant te repentir bientôt
Combien de gens résolus ont repoussé leur dessein, combien ont rechigné leur entrain à faire le bien. Il propose à l’érudit désirant à réitérer sa leçon de se reposer un moment, quand l’ascète se réveille au cœur de la nuit, il lui promet : Tu as encore le temps ! Il ne cesse de le faire s’incliner à la paresse, et de faire repousser la volonté en s’appuyant sur l’espoir.
L’homme résolu doit s’investir dans les actes ; la volonté lutte contre le temps, elle s’acharne à ne rien ajourner, et esquive les espoirs enlaçants. Nos peurs ne procurent aucune garantie et les occasions s’échappent. Toute négligence à faire le bien, et tant d’entrain à faire le mal provient de cet espoir incessant. La personne se meut dans un combat perpétuel avec soi-même pour se détacher du mal, et se prédisposer à faire le bien, sans se donner les moyens matériels de dépasser le stade des prédispositions.
Sans aucun doute, celui qui entreprend de voyager le jour, sa marche la nuit sera languissante, comme celui qui désire travailler ardemment le lendemain, passera la nuit à se laisser aller. Mais en se représentant la mort courir de près, on se dépêche d’œuvrer consciencieux. Selon le propos Prophétique : « Prie ( à chaque fois) la prière d’adieu. »(comme si c’était la dernière)
Certains anciens ont dit : « Méfiez-vous des « plus tard » ; c’est la plus grande arme du Diable. »
La différence entre la personne résolue, et la personne apathique par un long espoir, est comparable à des voyageurs ayant pénétré dans une localité. L’homme déterminé s’est empressé d’acheter les provisions nécessaires pour le reste du voyage, appréhendant à tout moment le départ. L’homme négligeant lui lançant : « J’appréhenderai plus tard ! Nous n’allons probablement pas partir d’ici avant un mois. » Le cor du départ ayant frappé à l’instant même, l’un exulte de joie et l’autre de peine.
Il est ainsi pour les hommes sur terre. L’un est disposé et lucide ; quand lui vient l’Ange de la Mort, il n’en est pas affligé par le remord. L’autre leurré et frivole, se morfond dans un regret cuisant à l’instant du périple. Si par nature un individu aime traînasser et prendre son temps, et que satan lui vienne pour l’inciter à la tâche, en fonction de sa nature, il lui sera pénible de faire un effort. Or, la personne sur ses gardes est consciente qu’elle se trouve dans les rangs d’un combat acharné, et que son ennemi ne manque pas d’énergie à son égard. Si à la surface tout est calme, il lui réserve en profondeur certains manèges, et lui tend son stratagème. »
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Un prof nous disait – lorsque vous avez appris quelque chose et que vous l’avez bien comprise, appliquez la vite.
On a souvent tendance à remettre à plus tard…surtout lorsqu’il s’agit de faire le bien. Quand on est sûr de l’intention, de l’action, pourquoi hésiter ?
Combien de fois avons-nous dit, pour faire du bien : là j’ai pas le temps mais je le ferai pendant les prochaines vacances !Et puis, les vacances arrivent…on se dit, je me repose et je le ferai la deuxième semaine ( deux semaines de vacances)…et puis à la fin de la semaine, on n’a rien fait !
Combien de fois on s’est dit : oh, je le ferai ce soir ! j’ai le temps !, plus tard !demain !l’année prochaine !quand je serai prêt ! quand j’aurai de l’argent ! quand j’aurai plus de temps ! quand je serai marié ! quand je changerai de travail ! …
Combien de fois avons-nous eu de bonnes résolutions, nous étions motivés à fond, (par exemple suite à un quyyam, à une discussion avec quelqu’un…ou suite à une épreuve) mais que l’action ou le changement n’a pas suivi ?
Quelques fois, on est avec quelqu’un…on parle d’Allah , tout va bien. On repart bien apaisé, motivé, fort et puis…on reprend notre train de vie. On oublie…pourquoi ? parce que l’être-humain oublie ?( vrai mais facile comme excuse !)Peut-être parce qu’on a même pas repensé à notre discussion ? Peut-être parce qu’on a fréquenté des personnes qui nous ont fait oublier. (des personnes ou autre, auprès desquelles on s’oublie, soi-même) ? Peut-être parce que nos mauvaises actions nous empêchent d’avancer ?
Un jour, on nous a dit, lors d’un quyyam que peut-être certains sont « hésitants » à faire des prières surérogatoires. ( du genre : quoi, chez moi, je ne fais même pas le subh à l’heure et là, je vais prier en plus ?)
Mais, c’est vrai comme c’est dit plus haut : « Nos peurs ne procurent aucune garantie et les occasions s’échappent. » Les occasions qu’Allah nous donne… seront peut-être les dernières.( tout en veillant sur nos intentions)
Wa Allahu A`lam.
« Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah. Que chaque âme voit bien ce qu’elle a avancé pour demain. Et craignez Allah, car Allah est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah ; [ Allah] leur a fait alors oublier leur propres personnes ; ceux là sont les pervers.
Ne seront pas égaux les gens du Feu et les gens du paradis. Les gens du Paradis sont eux les gagnants. »s59 a18-20
Soumis par Ilhamou








posté le 9 novembre 2009
à 23:48
Beau rappel…Masha’Allah
BarakalLah o fikoum à vous, “la team Capislam” !