J‘écoute les cris, les éclats de rire de mes enfants.
Je pleure tes enfants,
Ces corps meurtris,
Ces éclats étouffés.
Ô innocence violée, volée et bafouée !
Mes larmes ne sèchent ta douleur.
Mes mots ne disent ta souffrance.
"Résistance et résistance, le droit de l’existence",
Résonnent encore jetés à l’ancre de tes rivages.
Mes nuits tristes et longues,
Guettent les pas de ce vautour.
Mes jours portent et supportent ta douleur.
Ô Gaza,
J’entends les éclats de rire autour de toi,
Ils ricanent, se moquent et bruissent.
Je vois des mains qui applaudissent,
Eh oui, ils applaudissent le théâtre de cette violence.
Ô Gaza, le bruit de mots, des propos,
Chantent cet air morose,
Spectateurs devant ce bain de sang.
Triste mascarade, ligue condamne.
Ô Gaza,
Je guette l’aube, ton rayon,
La lumière m’éblouit et ton soleil me guide.
Ils me crient :"ô martyrs, on viendra spectres troubler le sommeil de ces vieilles rapaces"
Leur dire, chantez cette ode,
Où viendra défiler Gaza, belle et pure,
Ricanant très fort avec sa belle parure :
"Regardez ces tristes rapaces, voraces, venez, venez les chercher derrière ma pierre et mon arbre"
Samira







