C‘est l’histoire d’un jeune homme qui appréciait grandement se promener seul dans les ruelles désertes lorsque la nuit était d’un noir inquiétant et la Lune inexistante.
Durant ces promenades il se laissait envahir par d’innombrables pensées qu’il avait accumulées durant la journée, la semaine ou le mois. Ses problèmes, ses joies, ses plaisirs ou ses souffrances, tout défilait au même moment dans son esprit.
Accroché à la réalité en journée, la nuit était pour lui l’occasion de se laisser bercer par son imaginaire. Sa rationalité s’évaporait et laissait place au songe et au mystique.
Un soir, cet instant privilégié qu’avait l’habitude de s’approprier ce jeune homme ne se déroula pas de la même manière que les autres soirs. Il suivait le même parcours, arborait les même rues et pourtant il en était convaincu. Aucune pensée ne traversait son esprit. Il essayait tant bien que mal de penser à un événement, à un sentiment, mais aucune image n’apparaissait.
Il ne ressentit ni la tristesse de ne plus pouvoir plonger dans ce monde mystérieux ni la joie d’avoir un esprit vide et reposé. Il ne ressentait rien. Il était devenu tels les sols et les murs, de la pierre glacée et sèche.
A sa grande surprise cette sensation se prolongea le lendemain à son réveil. Il ne pouvait même plus faire appel à l’inquiétude car tout était alors vide en lui. Mais il savait que son état n’était pas normal. Il le savait car il avait préservé sa rationalité. De jour comme de nuit il resta un individu lucide, fermé à toute étincelle de fantaisie. Depuis ce soir il ne rêva plus, il ne songea plus.
Les années passèrent et l’état de ce jeune homme empira. Il empira jusqu’à lui faire perdre le goût des choses, de la vie…
Mais un événement bouleversa cette monotonie. Une lueur apparut durant l’un de ces soirs de promenade qui étaient devenu aussi froids que la température hivernale. Une lueur qui illumina intégralement son esprit. Elle eut un effet impressionnant sur son cœur, sur son âme. Elle lui réapprit à aimer, à être joyeux, à sourire ! C’était comme s’il avait accumulé toutes ses pensées rationnelles depuis toutes ces années et qu’il les avait laissé s’échapper d’un seul coup dans un puissant appel d’air. Son esprit respirait de plus belle. Son cœur ressentait toutes les émotions existantes en même temps. Mais la joie prédominait. Jamais il n’avait aimé aussi fort, jamais il n’avait pleuré aussi intensément, jamais il n’avait rit aussi gaiement.
Ce jeune homme pleinement vivant repensait au temps qu’il avait passé aux côtés du pragmatisme et du réel. Il se demandait s’il avait été fou.
Le regard du passé ne lui était plus d’aucune importance, car il avait trouvé ce qu’il y avait à trouver. Sa vie reprenait un départ complètement différent. Il brisa alors ses craintes, renforça sa volonté, offrit de son amour débordant. Il comprenait à ce moment la valeur d’un sourire. Un sourire qui accompagnait sa vie et qui devint son allier le plus proche.
Au côté de ses semblables qui ne croyaient plus en rien, il vivait pourtant bien dans un conte de fées, il savait qu’il pourrait vivre heureux s’il le décidait, s’il le désirait.
A partir de cette lueur, qui fit sa rencontre ce soir-là, il découvrit que le monde était merveilleux.
PS : Cette histoire possède un sens que chacun peut comprendre à sa façon… elle a été rédigée pour une personne en particulier, mais j’ai souhaité vous la faire partager.
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publié le 4 mai 2008
Exhortation
publié par mulimed
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